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Ce qui empêche certaines informations de remonter, ce n’est pas un manque d’écoute

siljad
22 janv.
1 min de lecture

- Les managers sont souvent formés.

- Les RH sont présentes.

- Les espaces d’échange existent.


Et pourtant, une partie de l’information critique reste silencieuse.


Pourquoi ?


Parce que le problème n’est pas la bonne volonté.

C’est la position.


Même bienveillants, même ouverts, Managers, RH sont associés à des enjeux de carrière, d’évaluation, de loyauté ou de pouvoir.


Dans ce contexte, certaines choses deviennent trop risquées à dire.

- Pas assez graves pour une alerte formelle.

- Pas assez claires pour être formulées.


Mais suffisamment lourdes pour enclencher un désengagement progressif.


Sur le terrain, ce qui ne remonte pas n’est pas forcément du conflit.

C’est souvent une relation qui se tend, une décision incomprise, un sentiment d’injustice diffus, une confiance qui s’érode.


C’est là qu’un tiers externe change la nature de ce qui remonte.

Non pas parce qu’il “fait parler”. Mais parce qu’il n’est pris dans aucun des jeux internes : 

- Il n’évalue pas.

- Il ne décide pas.

- Il ne sanctionne pas.

- Il peut accueillir ce qui n’a pas encore de forme, ce qui est ambivalent, contradictoire, encore flou.


Ce type d’espace ne remplace ni les RH ni les managers.

Il joue un autre rôle : Remettre de l’information critique dans le champ de décision, avant qu’elle ne se transforme en départ, en arrêt ou en conflit ouvert.


Le sujet n’est donc pas d’ajouter un canal de plus.

Mais de reconnaître que certaines informations ne remontent que lorsque le cadre est réellement neutre.

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